Voici ma dernière chronique publiée dans L’Express du Pacifique.

Vancouver semblait destinée à créer des Jeux olympiques pour tous. Hélas, les rêves des débuts se sont vite évaporés. L’événement de 2010 n’a, au final, que très peu en commun avec le projet présenté à la population lors du référendum de 2003.

Les Jeux olympiques modernes, peu importe où ils se tiennent, créent d’énormes opportunités certes, qui sont malheureusement souvent très mal réparties. À de rares exceptions près, ils servent les biens des nantis et finissent toujours en dettes publiques. Celle des Jeux olympiques de Montréal de 1976  était si élevée qu’elle n’a finalement été remboursée qu’en 2006 !

Lorsque la ville de Vancouver a déposé sa candidature pour les Jeux d’hiver de 2010, le dossier comptait beaucoup d’éléments positifs axés sur le développement durable, la justice sociale et la responsabilité financière. Le projet était donc né de bonnes intentions. Mais graduellement, les choses se sont envenimées. Si bien que maintenant, on peut constater que « les Jeux les plus verts de l’histoire » sont déjà un désastre alors qu’ils n’ont même pas encore commencé ! Par exemple, près de 100 000 arbres ont été détruits lors de l’élargissement de l’autoroute Sea to Sky qui relie Vancouver à Whistler. Alors qu’une ligne de chemin de fer entre les deux villes est déjà exploitée à des fins récréatives par une entreprise locale. D’autre part, environ 250 000 visiteurs sont attendus : selon une étude de la Fondation David Suzuki, ils seront responsables de la production de 76 % des émanations de gaz à effets de serre pendant la période des Jeux. Cependant, ces chiffres ne sont pas pris en compte dans les calculs du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN).

Le risque des expulsions

Health Care Before Olympics

Une des images, circulant sur internet et les médias alternatifs, critiquant les Jeux olympiques (crédit: Corey Rollins / AdHack.com).

Le constat est sans doute encore plus désastreux d’un point de vue social. Le programme même du COVAN prévoyait qu’il n’y aurait aucune expulsion de locataires d’habitations à loyer modique. Le 15 juin dernier, le gouvernement provincial a pourtant refusé, au nom de la liberté de commerce, une initiative de la ville visant à freiner les expulsions d’ici mars 2010. Elle aurait limité les abus pendant la période très fructueuse des Jeux olympiques, surtout vis à vis d’occupants pas forcément très bons payeurs. Le rejet de cette initiative se fait au détriment du droit au logement – droit fondamental pourtant reconnu par la charte des Nations Unies.

La pratique, qui a pu être observée par différents médias, notamment dans les hôtels-résidentiels du Downtown Eastside, consiste généralement à expulser les locataires en invoquant des rénovations « nécessaires » – souvent très légères – et de relouer les lieux à un prix nettement plus élevé. Alors même que le COVAN se montre en mesure de trouver un toit à plus de 5 000 athlètes et officiels pour trois semaines, la ville de Vancouver est incapable de résoudre sur son territoire le problème des sans-abri, dont le nombre est estimé à 3 500 !

Dépenses inconsidérées

L’argent, c’est bien connu, constitue le nerf de la guerre. Les JO devaient coûter initialement environ 1,75 milliard de dollars, selon les premières estimations du COVAN en 2003. Or, plus d’un an avant les jeux, une étude du Vancouver Sun parue le 23 janvier 2009 a établi le coût de l’événement à plus de 6 milliards de dollars ! Ces dépenses sont bien sûr aux frais du contribuable et profitent essentiellement à quelques grands groupes industriels spécialisés dans le développement immobilier.

Parmi les dépenses désastreuses, notons celles liées au nouveau Centre des congrès : le projet de 400 millions de dollars a finalement atteint la bagatelle de 900 millions. Mentionnons également celles du Village olympique, dont le coût originel était estimé à 500 millions. L’entreprise en charge des constructions a d’abord dépassé la facture initiale, avant que les fonds ne soient subitement coupés pour cause de crise financière mondiale. Résultat : la ville de Vancouver se retrouve garante d’une dette estimée à 1 milliard. Ajoutons également à cette liste un autre milliard pour la sécurité, quand le budget s’élevait à « seulement » 200 millions.

Qu’il y ait des dépenses imprévues, cela est normal. Mais celles-ci atteignent aujourd’hui 6 milliards de dollars ! C’est énorme, alors que nous avons d’autres besoins. Les dépenses dans le domaine social (santé, éducation, aides à la pauvreté, etc.) sont continuellement coupées par manque de fonds. Héberger les sans-abri de Vancouver par exemple reviendrait à environ 200 millions de dollars, selon un rapport de la Pivot Legal Society, (Cracks in the Foundation, 2006). Il est triste de constater que nous ne trouvons pas les ressources pour aider les plus défavorisés alors même que nous sommes aptes à dépenser des fortunes inconsidérées pour divertir les plus riches.

Frédéric Van Caenegem

Vancouver semblait destinée à créer des Jeux olympiques pour tous. Hélas, les rêves des débuts se sont vite évaporés. L’événement de 2010 n’a, au final, que très peu en commun avec le projet présenté à la population lors du référendum de 2003.

Les Jeux olympiques modernes, peu importe où ils se tiennent, créent d’énormes opportunités certes, qui sont malheureusement souvent très mal réparties. À de rares exceptions près, ils servent les biens des nantis et finissent toujours en dettes publiques. Celle des Jeux olympiques de Montréal de 1976  était si élevée qu’elle n’a finalement été remboursée qu’en 2006 !

Lorsque la ville de Vancouver a déposé sa candidature pour les Jeux d’hiver de 2010, le dossier comptait beaucoup d’éléments positifs axés sur le développement durable, la justice sociale et la responsabilité financière. Le projet était donc né de bonnes intentions. Mais graduellement, les choses se sont envenimées. Si bien que maintenant, on peut constater que « les Jeux les plus verts de l’histoire » sont déjà un désastre alors qu’ils n’ont même pas encore commencé ! Par exemple, près de 100 000 arbres ont été détruits lors de l’élargissement de l’autoroute Sea to Sky qui relie Vancouver à Whistler. Alors qu’une ligne de chemin de fer entre les deux villes est déjà exploitée à des fins récréatives par une entreprise locale. D’autre part, environ 250 000 visiteurs sont attendus : selon une étude de la Fondation David Suzuki, ils seront responsables de la production de 76 % des émanations de gaz à effets de serre pendant la période des Jeux, mais ces chiffres ne sont pas pris en compte dans les calculs du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN).

Le risque des expulsions

Le constat est sans doute encore plus désastreux d’un point de vue social. Le programme même du COVAN prévoyait qu’il n’y aurait aucune expulsion de locataires d’habitations à loyer modique. Le 15 juin dernier, le gouvernement provincial a pourtant refusé, au nom de la liberté de commerce, une initiative de la Ville visant à freiner les expulsions d’ici mars 2010. Elle aurait limité les abus pendant la période très fructueuse des Jeux olympiques, surtout vis à vis d’occupants pas forcément très bons payeurs. Le rejet de cette initiative se fait au détriment du droit au logement – droit fondamental pourtant reconnu par la charte des Nations Unies.

La pratique, qui a pu être observée par différents médias, notamment dans un hôtel résidentiel du Downtown Eastside, consiste généralement à expulser les locataires en invoquant des rénovations « nécessaires » – souvent très légères – et de relouer les lieux à un prix nettement plus élevé.

Alors même que le COVAN se montre en mesure de trouver un toit à plus de 5 000 athlètes et officiels pour trois semaines, la ville de Vancouver est incapable de résoudre sur son territoire le problème des sans-abri, dont le nombre est estimé à 3 500 !

Dépenses inconsidérées

L’argent, c’est bien connu, constitue le nerf de la guerre. Les JO devaient coûter initialement environ 1,75 milliard de dollars, selon les premières estimations du COVAN en 2003. Or, plus d’un an avant les jeux, une étude du Vancouver Sun parue le 23 janvier 2009 a établi le coût de l’événement à plus de 6 milliards de dollars ! Ces dépenses sont bien sûr aux frais du contribuable et profitent essentiellement à quelques grands groupes industriels spécialisés dans le développement immobilier.

Parmi les dépenses désastreuses, notons celles liées au nouveau Centre des congrès : le projet de 400 millions de dollars a finalement atteint la bagatelle de 900 millions. Mentionnons également celles du Village olympique, dont le coût originel était estimé à 500 millions. L’entreprise en charge des constructions a d’abord dépassé la facture initiale, avant que les fonds ne soient subitement coupés pour cause de crise financière mondiale. Résultat : la ville de Vancouver se retrouve garante d’une dette estimée à 1 milliard. Ajoutons également à cette liste un autre milliard pour la sécurité, quand le budget s’élevait à « seulement » 200 millions.

Qu’il y ait des dépenses imprévues, cela est normal. Mais celles-ci atteignent aujourd’hui 6 milliards de dollars ! C’est énorme, alors que nous avons d’autres besoins. Les dépenses dans le domaine social (santé, éducation, aides à la pauvreté, etc.) sont continuellement coupées par manque de fonds. Héberger les sans-abri de Vancouver par exemple reviendrait à environ 200 millions de dollars, selon un rapport de la Pivot Legal Society, (Cracks in the Foundation, 2006). Il est triste de constater que nous ne trouvons pas les ressources pour aider les plus défavorisés alors même que nous sommes aptes à dépenser des fortunes inconsidérées pour divertir les plus riches.

Frédéric Van CaenegemVancouver semblait destinée à créer des Jeux olympiques pour tous. Hélas, les rêves des débuts se sont vite évaporés. L’événement de 2010 n’a, au final, que très peu en commun avec le projet présenté à la population lors du référendum de 2003.

Les Jeux olympiques modernes, peu importe où ils se tiennent, créent d’énormes opportunités certes, qui sont malheureusement souvent très mal réparties. À de rares exceptions près, ils servent les biens des nantis et finissent toujours en dettes publiques. Celle des Jeux olympiques de Montréal de 1976  était si élevée qu’elle n’a finalement été remboursée qu’en 2006 !

Lorsque la ville de Vancouver a déposé sa candidature pour les Jeux d’hiver de 2010, le dossier comptait beaucoup d’éléments positifs axés sur le développement durable, la justice sociale et la responsabilité financière. Le projet était donc né de bonnes intentions. Mais graduellement, les choses se sont envenimées. Si bien que maintenant, on peut constater que « les Jeux les plus verts de l’histoire » sont déjà un désastre alors qu’ils n’ont même pas encore commencé ! Par exemple, près de 100 000 arbres ont été détruits lors de l’élargissement de l’autoroute Sea to Sky qui relie Vancouver à Whistler. Alors qu’une ligne de chemin de fer entre les deux villes est déjà exploitée à des fins récréatives par une entreprise locale. D’autre part, environ 250 000 visiteurs sont attendus : selon une étude de la Fondation David Suzuki, ils seront responsables de la production de 76 % des émanations de gaz à effets de serre pendant la période des Jeux, mais ces chiffres ne sont pas pris en compte dans les calculs du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN).

Le risque des expulsions

Le constat est sans doute encore plus désastreux d’un point de vue social. Le programme même du COVAN prévoyait qu’il n’y aurait aucune expulsion de locataires d’habitations à loyer modique. Le 15 juin dernier, le gouvernement provincial a pourtant refusé, au nom de la liberté de commerce, une initiative de la Ville visant à freiner les expulsions d’ici mars 2010. Elle aurait limité les abus pendant la période très fructueuse des Jeux olympiques, surtout vis à vis d’occupants pas forcément très bons payeurs. Le rejet de cette initiative se fait au détriment du droit au logement – droit fondamental pourtant reconnu par la charte des Nations Unies.

La pratique, qui a pu être observée par différents médias, notamment dans un hôtel résidentiel du Downtown Eastside, consiste généralement à expulser les locataires en invoquant des rénovations « nécessaires » – souvent très légères – et de relouer les lieux à un prix nettement plus élevé.

Alors même que le COVAN se montre en mesure de trouver un toit à plus de 5 000 athlètes et officiels pour trois semaines, la ville de Vancouver est incapable de résoudre sur son territoire le problème des sans-abri, dont le nombre est estimé à 3 500 !

Dépenses inconsidérées

L’argent, c’est bien connu, constitue le nerf de la guerre. Les JO devaient coûter initialement environ 1,75 milliard de dollars, selon les premières estimations du COVAN en 2003. Or, plus d’un an avant les jeux, une étude du Vancouver Sun parue le 23 janvier 2009 a établi le coût de l’événement à plus de 6 milliards de dollars ! Ces dépenses sont bien sûr aux frais du contribuable et profitent essentiellement à quelques grands groupes industriels spécialisés dans le développement immobilier.

Parmi les dépenses désastreuses, notons celles liées au nouveau Centre des congrès : le projet de 400 millions de dollars a finalement atteint la bagatelle de 900 millions. Mentionnons également celles du Village olympique, dont le coût originel était estimé à 500 millions. L’entreprise en charge des constructions a d’abord dépassé la facture initiale, avant que les fonds ne soient subitement coupés pour cause de crise financière mondiale. Résultat : la ville de Vancouver se retrouve garante d’une dette estimée à 1 milliard. Ajoutons également à cette liste un autre milliard pour la sécurité, quand le budget s’élevait à « seulement » 200 millions.

Qu’il y ait des dépenses imprévues, cela est normal. Mais celles-ci atteignent aujourd’hui 6 milliards de dollars ! C’est énorme, alors que nous avons d’autres besoins. Les dépenses dans le domaine social (santé, éducation, aides à la pauvreté, etc.) sont continuellement coupées par manque de fonds. Héberger les sans-abri de Vancouver par exemple reviendrait à environ 200 millions de dollars, selon un rapport de la Pivot Legal Society, (Cracks in the Foundation, 2006). Il est triste de constater que nous ne trouvons pas les ressources pour aider les plus défavorisés alors même que nous sommes aptes à dépenser des fortunes inconsidérées pour divertir les plus riches.

Frédéric Van Caenegem

2 réponses à “JO : un désastre annoncé”
  1. Plusieurs semblent oublier qu’ils s’adressent à des personnes en chair et en os à travers les blogues et autres médiums de l’internet. Rester poli et respectueux est donc de mise. Je suis humain et fait des erreurs comme tout le monde et je n’ai pas de problème à ce que me les dises. Que vous soyez en désaccord avec mon analyse ou mon interprétation est votre droit. Mais je n’aime simplement pas le ton de votre commentaire et il ne mériterait même pas que je m’y attarde. Néanmoins…

    Si la sécurité de l’autoroute « Sea to Sky » est votre préoccupation est que la route est dangereuse alors la meilleure solution n’est pas de l’élargir, mais de la fermer. Je ne crois pas que c’est ce qu’il faut faire, mais c’est sécure! Le fait est qu’élargir la route ne va sans doute pas changer la sécurité de celle-ci. Ce n’est pas la route qui tue, mais la météo changeante, les ivrognes, les imprudents, etc. Et élargir la route ne changera rien à tout cela. Je souhaite avoir tord, mais je ne crois honnêtement pas. En contrepartie les transports ferroviaires sont amplement plus sécure que les transports routiers. En 2007, 2 767 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route au Canada. La même année, il y a eu 84 personnes ont été tuées dans des accidents reliés aux transports ferroviaires. (http://nats.sct.gob.mx/nats/sys/tables.jsp?i=1&id=12). Si vous voulez une route sécure, il faut simplement moins de personnes dessus!

    Quant à la facture des Jeux, vous savez aussi bien que moi que calculer les dépenses peut être facilement manipulés. L’on dit régulièrement que tel ou telle dépense aurait lieux de toute manière sans les jeux. Et cela est peut-être vrai. Néanmoins, nombre de dépenses sont justifiées par les jeux olympiques et je crois que c’est assez pour être dans la comptabilités. Libre à vous de ne pas inclure l’autoroute qui relie les deux sites olympiques, le Canada Line (qui a failli s’appeler « Olympic Line! »), ou même la sécurité des Jeux comme des dépenses des Jeux mais… elles le sont. Je ne dis pas que c’est dépenses sont toute inutiles, le Canada Line me parait être, dans l’ensemble, une bonne opération, mais ces dépenses sont bel et bien reliées aux jeux olympiques.

    Frédéric.

  2. Je commence à en avoir ras-le-bol des demi-vérités de ceux qui s’opposent aux Jeux olympiques. M. Van Caenegem, vous n’y faites pas exception. Encore la même rengaine envers les Jeux. Les Jeux sont pas fins, les Jeux sont pas beaux, les Jeux coûtent cher, les Jeux ne sont pas verts, bla, bla, bla.

    Certes, 100 000 arbres ont été coupés pour l’élargissement de la Sea to Sky Highway. Et oui, il existe un chemin de fer le long de cette route. Mais votre argument est intellectuellement malhonnête. Pourquoi, parce que vous omettez sciemment un argument de taille en faveur de l’élargissement de cette route.

    Avez-vous déjà emprunté cette route avant le début des travaux? Si oui, vous savez tout comme moi que cette route était DANGEREUSE et qu’elle COUTAIT des vies.

    Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le ministère des transports de la Colombie-Britannique. Selon les données du ministère, le nombre d’accidents sur cette route était subsentiellement plus élevé sur cette route que sur n’importe quelle autre route comparable dans la province. On comptait bon an mal an plus de 300 accidents sur cette route, c’est presque un par jour. 18 accidents mortels se sont produits entre Squamish et Horseshoe Bay entre 1993 et 1997. Maintenant, les courbes sont moins dangereuses. Idem avec les intersections.

    On ne surnommait pas cette route Sea to Hell Highway pour rien. Jeux pas Jeux, cette route, pour une questiond de sécurité publique, se devait d’être améliorée. Malheureusement, vous n’avez pas l’honnêteté de le reconnaître. Ah oui, les Jeux sont pas verts, on a coupé des arbres pour rendre une route plus sécuritaire.

    Je suis un environnementalise engagé et j’ai honte de l’attitude du Canada dans le dossier environnemental. Mais j’ai aussi honte des discours intellectuellement malhonnête comme le votre, un discours où vous sélectionnez uniquement les éléments qui font votre affaire au lieu de présenter la situation dans son ensemble.

    Également, à titre incormatif, la facture de 6 milliards que vous décriez, ce n’est pas 6 milliard de frais d’opération (le budget d’opération initial du COVAN de 1.75 milliard). Vous faites de la désinformation de manière éhontée parce qu’il ne s’agit pas de la même facture. Vous écrivez que le budget d’opération du COVAN est passé de 1.75 milliard à 6 milliards. Vous avez tout faux. Les 6 milliards incluent notamment les coûts pour la sécurité, les coûts de la Canada Line et de la Sea to Sky. Ces coûts ne sont pas calculés dans le budget d’opération du COVAN. Donc n’écrivez pas qu’il s’agit de la même facture.

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